Rencontre Amis Reunion

Leau, il faut en parler, et quoi de mieux que de se questionner sur ce que lon fait ou ne fait pas avec, comment on la traite ou la maltraite pour peut être révéler à nous même des choses si évidentes que nous ne les voyons pas. Bien poser un.. And tracking cookies or similar technologies to understand your event preferences Sartoux-Simon Heyrand, producteur local-Nicolas Molinier, Agribiodrôme-Rémy Gras chargé de lalimentation à la Communauté des Communes du Crestois et Pays de Saillans Salut les filles, je souhaiterais rencontrer des personnes désirant lier de vrais liens damitié pour pouvoir sortir, discuter et se confier. Je suis en couple, je nai pas denfants.. Sólo se sirven, y. Solo la Francia, il Belgio e la Svizzera sono serviti. Lia hrefhttps:www.nouvelobs.comabc-lettrespetits-mots.html titlePetits mots Petits motsali entraide entre le Castor et le petit monde de la rivière? Découvrir les bienfaits de lalimentation crue et préparer ensemble de délicieux biscuits. Sur inscription 16 pers Comment la misère sociale conduit-elle des jeunes à basculer dans la délinquance et la violence? Pascal nous témoignera de son parcours personnel au sein rencontre amis reunion Une image vaut mieux que mille mots, alors une vidéo? Vous souhaitez faire de belles rencontres à Lyon? Inscrivez sur Meetic et retrouvez les célibataires lyonnais sur notre site, lors dun apéritif ou dun atelier découverte organisé par Meetic. On a souvent tendance à sous-estimer les possibilités que nous offrent notre propre réseau, virtuel ou réel. Demandez à vos contacts sils ne connaissent pas quelquun fan de tortues pour vous accompagner au Galapagos. Ou si la cousine de votre meilleure amie, qui habite Sydney, ne peut pas boire un verre avec vous à votre arrivée sur place. On ne sait jamais, Facebook pourrait finalement vous servir à quelque chose! Au plus près de la vie sauvage Dans les bois nous entraîne dans un lieu où les limites du temps ont disparu, dans une nature sauvage et dune fragile Après avoir trafiqué comme lon sait, avoir fait prendre des risques à la droite, ilose revenir. Va-t-il avoir le culot de se présenter à la primaire? Avec cet individu tout est possible.. Signaler un contenu abusif rencontre amis reunion Pour cela, rendez-vous dans longlet Chat, puis dans la colonne de gauche, cliquez sur le bouton présent à côté de la mention Récent pour créer un nouveau Chat, créer un canal ou en rejoindre un déjà existant 8. Enregistrez la vidéo dune réunion Diego Meymarian chant, violon, banjo, guimbarde et Vincent Gaffet rencontre amis reunion ou bonté. Notre époque redécouvre avec émerveillement que dans cette fameuse jungle darwinienne il flotte aussi un entêtant parfum dentraideUn examen attentif de léventail du vivant révèle– span stylez-index:0;position:relative;top:-2px;background:transparent urlhttps:www.nouvelobs.comthemesheaderobs-sprite.png no-repeat 0-371px;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;nbsp;span- Je suis très heureux de vous retrouver après, je le sais, de longues heures de travail et déchanges. Et donc jarrive à la fin pour récolter les fruits de ce que vous avez semé, de tous ces échanges stratégiques et de ce que vous avez pu aujourdhui dire, montrer, prouver. Mais je voulais, avant toute chose, vous dire combien je suis heureux de vous retrouver ici à La Réunion et dêtre à vos côtés dans cette île où bat non seulement le cœur de la France, mais aussi celui de lEurope et de lOcéan Indien. Jai tenu en effet à cette entrée en matière, car votre présence, notre rencontre dans ce format un peu atypique nous ramène aussi et avant tout dabord un puissant héritage, celui du lien indéfectible qui nous unit, celui dune civilisation que de grands historiens français et africains appellent avec beaucoup de justesse la culture des rivages. Ces rivages qui ont fait de lOcéan Indien non pas un barrage ou un obstacle, mais un trait dunion entre les côtes dAfrique, dInde et dAsie, et grâce à votre présence, monsieur le Premier ministre de Madagascar, messieurs les ministres venus dInde, de Maurice, des Seychelles, des Comores, mesdames, messieurs les chefs dentreprise venant de toute la région et vous, chefs dentreprises investisseurs, Françaises et Français, cest lunion de ces forces que nous construisons dans un espace commun et qui est à mes yeux à réinventer. Beaucoup de Réunionnaises et de Réunionnais qui nous écoutent pourraient se dire : cest étrange. Le président de la République arrive à La Réunion et il se retrouve à faire une conférence avec des chefs dEtat de la région, des entreprises de la région. Et il ne parle pas de nos problèmes. Je veux plaider que cette réunion est au cœur des problèmes de notre territoire ici. Jétais il y a quelques instants avec nos compatriotes. Ils mont tous dit : occupez-vous de la vie chère. La vie chère, pendant longtemps, on a répondu en mettant des aides. Il en faut parfois. Enfin, ça marche mieux quand on crée plus demplois et quon crée plus de concurrence pour faire baisser les prix. Cest comme ça quon répond aux problèmes de la vie chère partout dans le monde. Ce dont nous avons besoin à La Réunion, comme partout et ce nest pas le seul territoire à être confronté à ces défis, cest de créer plus demplois, plus dactivités, de produire davantage, davoir plus de concurrence pour faire baisser les prix et de lagroalimentaire à la grande distribution en passant par le bâtiment, limport-export, on a besoin de cela, de cette vitalité. Et je veux dire à tous nos compatriotes qui me disent mon problème, cest la vie chère : la réponse, elle est là, dans cette salle. En aidant les chefs dentreprise de tous les secteurs de La Réunion à travailler davantage avec la région, et sinscrire pleinement dans lOcéan Indien. Je sais combien vous y croyez, président, et combien on a pu le développer, mais le faire bien plus pour trouver de nouveaux marchés. Faire baisser leurs prix. Réussir à accéder à ces marchés stratégiques. Exporter davantage et créer de lemploi ici. Mais permettre douvrir aussi le territoire réunionnais à dautres acteurs de la région qui vont découvrir ici la sécurité juridique, les infrastructures françaises et qui vont venir parfois concurrencer nos acteurs. Faire baisser aussi les prix. Apporter une offre qui a du sens pour nos compatriotes dans une économie ouverte. Et donc la réponse à la vie chère, elle est, si on veut avoir une réponse réelle, durable, véritable dans la capacité à réinscrire La Réunion pleinement dans cet espace régional que nous constituons et à réussir ce pari de Choose la Réunion, créer plus demplois ici, avoir plus de concurrence dans tous les secteurs clés pour que les prix baissent et ne soient pas faits par un ou deux acteurs. Cest trop souvent, le cas dans certains secteurs qui décident de monter les prix que tout le monde paye. Ensuite, je crois très profondément que cest lintérêt de toute la région de rentrer dans cette stratégie, je lai dit, la France est un pays archipel. Nous sommes dans tous les continents et ces territoires ultramarins sont une chance. Et il ne faut pas les regarder dans un face à face entre lHexagone et les territoires ultramarins, mais dans la capacité que la France se donne par cet archipel dêtre au monde inscrite très profondément dans toutes ces régions. Or, nous parlons là dune région qui, à tous égards, a aujourdhui un caractère stratégique inédit. En effet, lIndopacifique, puisque cest le concept auquel je crois profondément et que nous avons installé, cette réconciliation géographique de lOcéan Indien et de lOcéan Pacifique, lIndopacifique sétend des rivages de lAfrique de lEst et de lAfrique australe jusquaux côtes américaines et nous parlons là dun espace qui représente aujourdhui plus de 22 de la richesse mondiale et qui en représentera bientôt 25, dun espace qui est au cœur de tous les flux commerciaux internationaux. Et le basculement du monde qui a rééquilibré les flux, qui a fait que pendant longtemps, au fond, on regardait le monde dans un face à face entre lEurope et les Etats-Unis dAmérique. Les routes se sont rouvertes, les fruits ont profondément changé. La bascule est en train de se faire et cette région Indopacifique est encore plus stratégique aujourdhui quelle ne létait il y a 5 ou 10 ans. Elle est fondamentale à tous égards et je vais y revenir. Et pour moi, la discussion que vous avez eu aujourdhui, la réunion que nous tenons aujourdhui dans un format inédit, cest de reconnaître pleinement et dancrer la France, à travers La Réunion, dans cet espace Indopacifique. La France est un pays Indopacifique maritime et insulaire. Elle est ici par ses territoires de lOcéan Indien où nous sommes frontaliers de 5 États souverains. Plus dun million et demi de nos concitoyens vivent dans lespace Indopacifique et donc nous avons un rôle à jouer. Nous avons un dialogue stratégique à jouer. Nous avons des partenaires avec lesquels nous voulons travailler encore davantage. La France doit prendre conscience évidemment ici à la Réunion, mais dans tous nos territoires, doit prendre conscience de cette réalité, de cette chance que nous avons ainsi en main. Je pense que dans cette région, nous avons une carte à jouer inédite. Les ministres, et je les remercie de leur mobilisation qui montre à quel point le gouvernement est tout entier mobilisé, de léconomie au travail, en passant par les transports et évidemment, la ministre des Outre-mer qui a toujours été à vos côtés. Les ministres sont mobilisés pour montrer que tout le gouvernement croit à cette stratégie. Dabord parce que nous avons des atouts majeurs pour exercer ce rôle. Ensuite, parce que nous pouvons aussi être dans cette région une puissance stabilisatrice pour y réussir. En effet, nos avancées inaudible dans lIndopacifique, dans lOcéan Indien, cest assumer avec tous les pays qui sont ici présents et représentés, nombre de ceux qui ne sont pas là ce soir, mais partagent cet espace, cest de nous représenter dans un espace commun, dassumer un destin commun et dassumer véritablement que nous avons une région pleinement à bâtir. En effet, jai évoqué au sens large ce quest lIndopacifique. La région est lépicentre du commerce maritime mondial et elle le sera de plus en plus. Les océans abritent près de 450 câbles sous-marins par lesquels transitent les flux dinformation mondiaux. Ils recèlent des réserves halieutiques et énergétiques sans équivalent, qui sont vitales pour lhumanité et donc cette région dont nous parlons, elle est en train de devenir le carrefour de demain sur le plan des routes maritimes. Elle est dores et déjà devenue le carrefour sur le plan des câbles sous-marins et de la connectivité. Et elle le sera de plus en plus compte tenu des réserves énergétiques et halieutiques qui sont les siennes et du trésor de biodiversité quelle recèle. Et donc, nous avons un agenda à bâtir dans cette région qui est absolument inédit et je crois que cet agenda, il faut le bâtir de manière collaborative, coopérative, dans une stratégie, si je puis dire, damitié, douverture avec lensemble des pays de la région, de coopération véritable. Et au fond, ce à quoi je crois très profondément, et ce que je veux que nous puissions décliner sous tous les volets, cest cet agenda damitié stratégique avec lensemble des pays qui sont ici présents, des marchés dans lesquels nombre dentre vous travaillent et parfois des familles qui vous ont constitué, puisque notre territoire de La Réunion est, je pense, emblématique de cette richesse Indopacifique qui a su marier dans ce savoir-vivre unique et ce vivre ensemble, tant de cultures différentes qui irriguaient toute la région. Alors cet agenda commun, je voudrais le brosser très rapidement devant vous ce soir. Évidemment, je vais surtout vous parler déconomie, mais je voulais vous dire quau-delà de léconomie, ça sinscrit pour moi dans une vision profondément géopolitique de cette région que nous devons partager. Géopolitique parce que, à mes yeux, cest dabord un agenda de sécurité que nous devons bâtir. La ministre des Armées a décliné le pilier sécuritaire et militaire de notre stratégie Indopacifique, il y a quelques mois à Singapour. Javais moi-même commencé à le présenter avec mon ami, le Premier ministre MODI, il y a maintenant un peu plus dun an, puis jen avais présenté certaines composantes ensuite à Sydney, avec nos forces armées. Cest lidée de dire que cet espace, si nous voulons quil puisse continuer à être un espace de liberté et de souveraineté respectueuse les unes des autres, nous devons en assurer collectivement la sécurité pour que chacun puisse avoir ce que le Premier ministre australien TURNBULL appelait la liberté de sa souveraineté dans ce grand espace Indopacifique et quaucune hégémonie ne sinstalle dans la région. Et donc, pour ce faire, nous avons un rôle à jouer et des partenariats à établir et nous avons commencé à le faire. Il y a une déclinaison opérationnelle concrète ici dans la région que nous renforçons. Cela passe par laction de nos forces armées de la zone sud de lOcéan Indien déployée à la Réunion et à Mayotte et qui contribue, en lien avec nos partenaires régionaux, à la sécurité et à la stabilité régionale, à la lutte contre la piraterie, limmigration clandestine, les activités maritimes illégales. Cette présence est essentielle. Elle est essentielle pour nos compatriotes qui vivent dans la région, pour nos entreprises qui veulent voir leurs intérêts préservés, pour notre souveraineté dans la région et pour nos partenaires. Moi, je noublie pas que mon premier échange avec le nouveau président malgache a été pour dire : jai besoin de votre aide et de inaudible pour me protéger contre la piraterie illégale et certaines intrusions. Et cette capacité que nous avons à être présents, à déployer une présence de sécurité dans la région est essentielle pour la construction de cette liberté et dun agenda commun. Avec lInde, je le disais, nous avons acté avec le Premier ministre MODI une vision océanique commune et renforcé notre coopération opérationnelle pour la sécurité et la stabilité dans la région. Nous partageons ensemble lanalyse dune sécurité maritime conjointe dans le sud de lOcéan Indien et nous travaillons à la mise en place de missions de surveillance commune et dès le premier trimestre 2020, le déploiement dun avion de patrouille maritime de lIndian Navy est planifié à La Réunion. Ce qui est là aussi un mouvement inédit, un changement très profond. Il y a quelques années, on nimaginait pas dengager avec nos amis indiens une présence maritime ici, de la même manière que les opérations que nous avons faites récemment. Cest la réalité de cet agenda stratégique nouveau que nous partageons. Avec lAfrique du Sud, nous avons noué un partenariat là aussi stratégique. Nos armées organiseront en novembre 2020 un important exercice militaire dénommé Oxide et je souhaite que la présidence de lUnion africaine, quexercera lAfrique du Sud à partir de lannée prochaine, soit loccasion de passer un nouveau cap dans ce partenariat stratégique en matière de surveillance des mers. Et vous lavez compris, pour moi, cet agenda de sécurité commun dans la région, cest un agenda de surveillance maritime, de protection de nos espaces marins, de construction justement, dun agenda conjoint pour éviter toute forme dhégémonie ou dintrusion. Et cest acté que la France est la deuxième puissance maritime du monde. Là aussi, nous lavons trop souvent oublié. Cest une réalité géopolitique. Nous avons décidé de la réinvestir et sur le plan politique et militaire, den tirer toutes les conséquences avec nos partenaires, et justement, en bâtissant ces agendas de confiance avec tous les partenaires de la région. Et cest cette même énergie et ce même discours que nous voulons avoir avec, comme je lai déjà dit pour Madagascar en le structurant, mais avec le Mozambique et beaucoup dautres pays de la région. La France exercera aussi la présidence de la Commission de lOcéan Indien à léchéance de lannée 2020 et nous proposerons à nos partenaires dapprofondir cet agenda dintégration autour de la sécurité maritime. Lagenda commun pour la région que nous portons dans tout ce bassin Indopacifique avec nos partenaires de lOcéan Indien est aussi, et cest le deuxième acte que je voulais ici développer, sur lequel je voulais insister auprès de vous, un axe de lutte contre le réchauffement climatique et pour la protection de la biodiversité. Je le disais, cet espace est unique et cest un trésor de biodiversité. Et si nous voulons réussir dans la région ensemble, il nous faut construire les voies et moyens de coopérer, là aussi, sur ce volet. Nous avons lancé à cet égard plusieurs initiatives. La réforme de la gouvernance du Fonds vert pour le climat, qui bénéficie aux pays de la région, et nous nous assurerons une reconstitution efficace dans quelques jours à Paris. Ce sont très concrètement, et le ministre y est très engagée, la possibilité de mobiliser les financements internationaux pour aller vers les pays les plus fragiles, les plus en difficulté, et les aider à avoir des stratégies sur le renouvelable exactement cohérentes avec la stratégie que nous poursuivons sur le territoire de la Réunion en matière justement, là aussi de lutte contre le réchauffement climatique, et jy reviendrai dans quelques instants, de développement du renouvelable. LAlliance solaire internationale est une très grande initiative qui applique les accords de Paris. Nous lavons lancée avec le premier ministre MODI au printemps 2018 en Inde, et elle vise à réduire drastiquement les coûts de lénergie solaire et permettre aux pays qui disposent de cette ressource en abondance den exploiter tout le potentiel. Ce sont là aussi des financements, des partages de meilleures pratiques, et cest la mobilisation de nos acteurs, en particulier lAgence française de développement, qui a bâti une stratégie dans ce cadre. Et donc, nous avons des partenariats avec lInde et tous les pays signataires, avec les entreprises et les investisseurs signataires, et nous avons mis en place, là aussi, un modèle spécifique. Une première stratégie pour le Pacifique a été bâtie et nous sommes en train, justement, avec nos partenaires, de finaliser linitiative régionale dans lOcéan Indien sur la biodiversité, les écosystèmes et la lutte contre le réchauffement climatique qui visera à accélérer ce déploiement. Vous le voyez, je considère que cet agenda climatique est absolument décisif. Il lest pour que nous ayons une vraie stratégie sur le renouvelable et sur le solaire. On a commencé à la voir, nous avons bâti le cadre de coopération internationale. Il faut maintenant mobiliser à plein les financements et construire des stratégies communes avec nos partenaires de la région. Il nous faut accélérer le développement à la Réunion pour que le partenariat se bâtisse dici. Et à côté de cela, il nous faut accélérer la lutte pour la biodiversité. Et ce sujet, comme le précédent, est un sujet dinnovation et de création de valeur. Cest un sujet de construction de filière économique, entendons-nous bien. Je souhaite que nous ayons une stratégie de préservation de notre biodiversité beaucoup plus efficace. Nombre délus, dont je retrouve ici les visages amis, le savent, qui mènent des projets depuis longtemps en la matière. Protéger notre biodiversité, cest éviter la prédation de certains projets qui ne sont plus compatibles avec un développement harmonieux, et qui donne toute sa place à nos populations. Mais cest aussi donner la possibilité de développer des filières et de la création demplois localement. Défendre la biodiversité dans lOcéan Indien, cest construire enfin véritablement de manière partenariale une filière pêche durable. Aujourdhui, il est quand même paradoxal de voir à quel point sur nos territoires, nous avons insuffisamment développé nos filières de pêche et de voir-je ne citerai personne, mais certaines puissances prédatrices venir dans nos eaux, faire de la pêche industrielle, parfois épuiser nos réserves halieutiques, sans quil ny ait aucun bénéfice pour lemploi dans nos régions. La clé, la réponse à cela, cest préserver la biodiversité, et faire respecter notre souveraineté-ce que je viens de dire, cest avoir les instruments juridiques pour interdire cette exploitation. Par exemple, ce que jai annoncé ce matin aux Glorieuses, en proposant, en décidant de mettre en place une réserve naturelle nationale qui protégera justement nos ressources, et ces dernières, de manière compatible avec cet agenda, de développer des filières pêche durable qui donne de lemploi à nos populations et qui permette la régénération de nos réserves halieutiques. Cest ce modèle qui a un sens. Et donc lagenda biodiversité nest pas réservé à quelques-uns qui pourraient avoir le luxe de ces belles idées. Au contraire, cest un agenda stratégique pour toute la région parce que la région est faite de pays vulnérables, si nous ny prenons pas garde, parce quun des atouts de la région, cest son capital biodiversité. Ça nest pas un capital artificiel, ça nest pas un capital construit, cest un capital naturel. Et il faut réussir à le valoriser pleinement. Et je mengage aussi à ce que le plan international et financier, nous arrivions à pleinement le valoriser pour quil y ait un retour sur les territoires et les populations. Et donc vous le voyez, cest un agenda de conquêtes. Et la réunion, il y a évidemment une place essentielle. Mais tout cet agenda était décliné avec lensemble de nos partenaires de la région. Et puis, le troisième axe de cette stratégie Indopacifique, cest évidemment laxe économique. Je tenais ici à en présenter quelques lignes fortes devant vous qui en êtes les acteurs, les engagés, parce que je crois très profondément que cette région a un rôle essentiel à jouer et au fond, il y a trois sujets sur lesquels je voulais principalement insister. Le premier pilier de cette stratégie économique, cest celui de la connectivité et des infrastructures physiques et numériques. Je sais, vous en avez parlé. Vos élus lont souvent porté, à juste titre, et le portent avec force, et les chefs dentreprise, comme dailleurs la population, le demandent avec beaucoup de ferveur. Être connectée, cest avoir un accès. Avoir un accès à la possibilité de se déplacer, daller faire des études y compris dans la région, de commuter, davoir, dexister dans cet espace qui est un espace culturel, linguistique qui a sa réalité, mais qui est séparé parfois par des barrières de non connexion maritime, aérienne ou numérique. Et donc, nous devons y répondre. Les besoins dinfrastructures dans toute la région sont colossaux. Je vais citer la Banque asiatique de développement 22 600 milliards de dollars dici à 2030, dit-elle. Ça vous montre le défi, et cest un défi public et privé. Cest absolument considérable. Et dans une zone composée très majoritairement de pays insulaires ou riverains dun océan, la question de la connectivité des réseaux, et de ses réseaux de transport est centrale, économiquement comme politiquement. La connectivité aérienne, comment proposer des offres touristiques innovantes, inventer une économie compétitive, si on na pas davions qui desservent le territoire? Jétais à Mayotte hier. On voit tout de suite, avec les contraintes de la piste, que cest difficile. Je connais les contraintes que vous vivez ici. On a souvent parlé avec vous, président, et avec vos parlementaires. Et donc renforcer la connectivité, là aussi, ça veut dire quoi? Faire venir dautres acteurs de la région, renforcer et stabiliser les infrastructures qui sont de très grande qualité ici. Mais renforcer la concurrence. Faire venir nos nouveaux acteurs pour faire baisser les prix. Réussir à sassurer à ce quil y ait une véritable offre et développer loffre régionale aussi pour permettre la mobilité infrarégionale. Et donc renforcer la connectivité de la Réunion avec ses voisins. Cest ce que nous voulons faire, notamment dans la foulée des achats des nouveaux A220 Airbus par Air Austral. On doit mener des partenariats nouveaux avec dautres compagnies, les pousser à se développer, et réussir aussi à mieux contrôler la concurrence dans ce secteur pour que les prix ne senvolent pas. Cest pour ça que jai demandé à lAutorité de la concurrence de renforcer, y compris dans ce domaine, on le sait, les excès parfois constatés. Lenjeu, cest de construire avec nos partenaires des infrastructures de transport et de communication de qualité, qui garantissent la libre circulation des personnes, de linformation et des biens, qui soient des projets soutenables économiquement et respectueux de la souveraineté des États sur le plan de la dette. Quest-ce que ça veut dire? Je traduis ce qui ma été dit en termes diplomatiques. Que quand certains grands pays proposent à dautres États de faire des infrastructures en sendettant à 200 du PIB, ça nest généralement pas soutenable. Et donc cest des promesses qui finissent mal. Il y a des exemples pour témoigner. Je vous invite à voir ce qui sest passé au Sri Lanka. Donc il est clair que nous avons sur ce sujet aussi une clarification du mode daction, et cest un débat que nous continuons à avoir avec plusieurs de nos amis parce que je pense quil faut clarifier ce point. La France a évidemment un rôle important à jouer dans ce domaine, à la fois sur le plan de la définition des normes et des standards du fait de son appartenance à lUnion européenne, sur le plan financier, au travers des moyens que la France met par lAgence française de développement dans la région, et sur le plan des compétences. Et donc nous continuerons là-dessus dêtre tellement investis, mais la Réunion doit être pour la France le hub de développement de cette stratégie de connectivité et de transport. Et plusieurs exemples incarnent déjà cette réalité. Je ne suis pas en train de vous parler dun rêve qui na pas dancrage ou de réalité. Je pense par exemple CMA-CGM qui a fait de La Réunion son hub maritime pour tout lOcéan Indien. Cest un choix qui bénéficie en même temps à notre territoire, évidemment, et à la stratégie portuaire et dinfrastructures de La Réunion, mais qui bénéficie à toute la région parce que ça irrigue celle-ci et cest très bon pour tous nos partenaires. Ça renforce aussi plusieurs industries, ça permet les échanges. Je pense également au projet de liaison par câble sous-marin en fibre optique, qui constitue un enjeu majeur, économique, de sécurité et de souveraineté pour tous les pays de la région. Sur ce point, je veux vraiment attirer votre attention. On a très peu parlé dans les discours officiels ces dernières décennies du sujet des câbles sous-marins. Ça peut peut-être paraître un peu baroque à certains qui mentendrez en parler ainsi. Mais ne vous trompez pas, dans un monde où tout se numérise, cest un enjeu stratégique. Pour permettre les échanges et les accélérer, il en faut de nouveaux. Mais pour être sûrs, et pour savoir qui les contrôle. Parce que le jour où on aura tiré des câbles, mais on ne sait pas qui les contrôle et qui a accès aux données qui passent entre elles, nous nous réveillerons dans un monde qui aura peut-être changé dallure. Et donc nous devons nous préoccuper de ce sujet. Et dans la région, cest un espace absolument stratégique, entre lAfrique et lAsie, entre lAfrique et le Pacifique. Et donc, ce carrefour des câbles sous-marins est un carrefour des échanges économiques et des échanges de données, et en même temps, de la portée stratégique de ce point. Il y a un intérêt décisif à travailler sur ces projets entre partenaires de confiance. Et cest aussi pour cela que la présence de plusieurs membres du gouvernement de la région est essentielle. On doit partager cette stratégie. Elle est importante pour votre souveraineté, à laquelle vous tenez tant, et pour la nôtre. Je pense évidemment aussi aux activités de vos entreprises et des entreprises qui nous ont rejoints pour le Sommet Action dans les télécoms à Madagascar, La Réunion, aux Comores, SIPROMAD et tant dautres qui participent de cette logique de connectivité de toute la région. Les territoires dOutre-mer français peuvent dans ce cadre devenir de véritables hubs numériques aussi. Je parlais de ce hub dinfrastructure portuaire, hub numérique. Cest le souhait de la Polynésie française, que nous souhaitons et encourageons. Jy serai dans quelques mois. Et cette perspective très claire pour La Réunion qui a investi depuis plusieurs années sur le numérique-javais loccasion moi-même de le voir physiquement en dautres temps, et qui bénéficie aussi avec Maurice de liens très particuliers à la fois avec lInde et le continent indien. Et nous devons réussir à faire de la Réunion ce hub numérique dans la région, en lien avec nos partenaires, avec les pays dAfrique australe, avec le sous-continent indien, et de réussir à mettre toutes nos compétences, nos investissements dans ce lien qui est à la fois, vous le voyez, économique et là aussi de souveraineté. Ce sujet de connectivité, vous lavez compris, cest pour moi le premier pilier de la stratégie économique que nous devons développer dans la région et les investisseurs, les entreprises que vous êtes, lécosystème de la French Tech, que jai salué tout à lheure et qui est ici présent et vivace à la Réunion et dont on peut être fier. Ce sont des entrepreneurs, jallais dire jeunes, mais de toute génération, mais qui, dans tous les secteurs, veulent faire rayonner le territoire de la Réunion et ils réussissent. Mais ils ont énormément à faire avec Digital Africa. Je vois nos représentants ici et ceux qui ont travaillé. Digital Africa cest un trésor quon a nous-mêmes développé, cest mettre en connexion des milliers de start up du numérique en Afrique, leur apporter des financements, mais aussi des liens que ce soit Afrique francophone, anglophone et lusophone. Je le dis pour tous nos amis de la région. Mais la French Tech de la Réunion, son premier partenaire, je le dis très sincèrement, ce nest pas la French Tech Paris ou la French Tech Laval, cest la French Tech de Digital Africa. Cest la diaspora africaine qui est juste à côté, où il y a des opportunités formidables, des accès aux marchés énormes. Et donc, cette stratégie de connectivité, elle est essentielle à mes yeux. Deuxième pilier de cette stratégie économique, ce volet économique, cest le développement durable, intégrant pleinement la dimension environnementale sur les énergies, la ville durable, lagro écologie. Je le disais, il y a un enjeu énergétique formidable. Jai commencé à lévoquer en parlant de la biodiversité. Je vois le président de la CRE qui est avec nous et qui est engagé sur le territoire. Cest là aussi un enjeu de connexion. Dabord pour sécuriser lapprovisionnement et le développer à la Réunion, mais aussi développer les réseaux et les interconnexions dans toute la région. Parce quon a la possibilité, même si on multiplie les énergies intermittentes, si on fait de la connexion énergétique, de réduire les failles, de réduire les ruptures, et davoir une vraie réponse. Et donc, avoir une stratégie de réseau énergétique régional est absolument essentiel et doit faire partie de cet agenda Indopacifique et je souhaite quavec inaudible, il puisse y avoir un travail tout particulier qui soit fait autour du territoire de La Réunion avec tous nos partenaires pour réfléchir à ce point et avancer. Cest aussi développer un agenda ambitieux sur les énergies renouvelables. Il nous les faut développer à grande échelle dans la région parce que cest essentiel pour limiter les gaz à effet de serre. Cela implique très concrètement, dagir ensemble pour lever les obstacles réglementaires et financiers, concevoir des projets adaptés aux spécificités locales, comme nous le faisons dans le cadre de lAlliance solaire internationale que jévoquais et aller plus vite. Je sais que cest votre volonté, cest aussi la nôtre. Et donc nous allons, pour ce qui est du territoire français, donner plus de pouvoirs localement pour débloquer des projets plus rapidement, à la fois en termes de déconcentration et de simplification. Mais je souhaite aussi quon enclenche, au-delà du solaire, une stratégie véritablement complète. Et vous êtes là pour montrer que cest possible. La France a beaucoup à apporter à La Réunion et dans tout le territoire. Elle compte de nombreuses entreprises pionnières sur léolien, le photovoltaïque, la géothermie, les énergies marines, la biomasse. Plusieurs groupes sont ici présents. Je ne peux pas tous les citer, sinon je ferais des jaloux. Mais il y a Akuo, Albioma, des groupes mauriciens comme IBL qui sont aussi là et qui sont très engagés sur ces sujets. Donc, on a des champions dans la région. Il faut maintenant les développer, leur permettre daccélérer. Et ce que je souhaite, cest que nous nous simplifions. Nous apportions les financements. Et quautour des projets, dont plusieurs ont été mis en valeur cet après-midi, quon puisse montrer que ces projets apportent des solutions adaptées aux spécificités de la région et quon puisse donc très concrètement, avec la plateforme AFD et avec les acteurs régionaux, en faciliter le déploiement. Je regarde les exemples qui ont été offerts, les containers solaires dAkuo Énergie résistant aux zones cycloniques, qui permettent aujourdhui délectrifier des villages en Indonésie, mais aussi des centrales combinant production dénergie et agriculture ici à La Réunion. Cest un exemple de ce que linnovation sur nos territoires ultramarins apporte des solutions qui ne sont pas produites sur dautres territoires parce quelles répondent à des défis, par exemple, qui sont ceux de zones cycloniques. Ce ne sont pas forcément les défis quon connaît à 10 000 kilomètres. Néanmoins, ces créations sont intéressantes pour énormément de pays de la région qui ont les mêmes défis. Et donc, cest ça que nous devons ensemble réussir à développer et atteindre un marché qui est à léchelle pour toutes ces entreprises et ces startups. Il nous faut aussi construire ensemble de véritables stratégies bleues respectueuses des souverainetés, des enjeux de protection de lenvironnement et de biodiversité. Je lai évoqué tout à lheure en parlant de la pêche durable. Mais les fermes aquacoles, les centres de formations maritimes, il y a toute une stratégie à développer. Nous avons une expertise solide, par exemple à travers Ifremer, présents à La Réunion et qui a vocation à contribuer à cela. Je souhaite quon puisse là aussi multiplier cet engagement. Et donc, vous le voyez sur ce deuxième axe, nous avons énormément de métiers davenir en la matière, sur le plan de la production dénergie, de ces réseaux dans toute la région, qui sont à développer, où il y a non seulement la possibilité davoir la création dune électricité, dune énergie à basse émission de CO2, mais également la création demplois sur nos territoires. Et je le redis pour tous nos concitoyens, cela participe aussi dune stratégie de lutte contre la vie chère. Parce que quand on réduit sa dépendance énergétique, quand on produit dans ces conditions, on produit moins cher et on baisse le coût de lélectricité, le coût de lénergie. Ce qui est bon pour les entreprises est bien sûr quau final, ce qui est bon pour les particuliers quand ils ont à se chauffer, dans certains cas, à se déplacer. Cest ça la bonne réponse, la seule réponse durable. Nous devons aussi accélérer évidemment les échanges régionaux sur la ville durable. Cest une des grandes forces de la France. Nous avons des champions. Le ministre de lEconomie le sait. Il les défend. Nous avons des formations. La ministre de lEmploi est là et vous la montré. On a réengagé dans le territoire avec force notre programme dinvestissements dans les compétences. On doit démultiplier nos offres de services dans la ville durable. La ville durable, cest un défi pour toute la région. Cest un défi qui, parmi les plus grands en Afrique et tout particulièrement dans cette région dAfrique australe, cest un défi fondamental pour lInde, qui est de savoir gérer la complexité urbaine. Gérer les déchets, gérer leau, gérer les flux complexes, la mobilité, la circulation et mettre lintelligence dans tout ça, prenez tous les secteurs que je viens de décliner, nous avons des champions. On a une offre économique et il y a des champions dans la région. Il y a des grands groupes, il y a des startups. Là aussi, nous avons une stratégie régionale à bâtir avec des champions africains indiens, à faire émerger et des entreprises françaises, à faire travailler en synergie avec leur écosystème. A cet égard, ce sujet sera au cœur du sommet Afrique-France de juin prochain à Bordeaux. Ce sera la ville durable parce que je suis convaincu que cet agenda est un agenda davenir. Mais il réconcilie lui aussi lagenda écologique et économique. Et je peux vous dire que quand on connaît les problèmes de circulation et de complexité urbaine quil y a partout dans la région, on sait quon a besoin de ces solutions et quon a besoin de réinvestir et daccélérer. Je noublie pas, évidemment, dans ce cadre, les enjeux agroalimentaires qui doivent occuper une place essentielle dans la stratégie dintégration régionale, comme le porte la Commission de lOcéan Indien avec notre soutien entier. Nous devons ensemble créer les conditions dune sécurité alimentaire, mieux diffuser les bonnes pratiques agricoles, promouvoir lagroécologie, mieux structurer nos filières et développer le commerce intrarégional. Et ça, cest un défi pour La Réunion et cest un défi pour tous les pays de la région. Quest-ce que cela veut dire? Quil nous faut réduire notre dépendance alimentaire. Et là aussi, vous allez croire que cest une obsession parce que jai compris que cétait une préoccupation pour nos concitoyens et ça a créé beaucoup de mécontentement ici. Quand les produits sont chers, cest peut-être parce quaussi on nest pas obligé dimporter tant de produits depuis lHexagone. Cest fou. On nest peut-être pas obligé de dépendre des mêmes filières dimport-export quil y a tant et tant donné, on peut décider daccélérer sur la production locale, la création de filières à La Réunion et le développement de filières régionales beaucoup plus intégrées. Je crois à cet agenda. Là aussi, cest une réponse durable qui crée de lemploi et baisse les prix. Il ny a pas de fatalité, juste de la volonté collective. Quand il y a des situations de monopole ou doligopole, cest bon généralement pour quelques-uns. Les gens qui sont dans ces situations nont pas envie den bouger. On nest pas obligé collectivement den être complice. Et elles ne se règlent pas en mettant de la subvention publique. Elles se règlent en mettant de linnovation, la création de la volonté, de lesprit dentreprise au sens générique du terme, la volonté de changer les choses. Toute la région en a besoin. Cest ça ce que je veux pour nous collectivement et je crois que nous avons la possibilité, comme je lai évoqué pour la pêche, sur le plan de lagriculture, davoir aussi un agenda dagriculture beaucoup plus intensif en main dœuvre, inclusif et de développer des vraies filières qui, là aussi bâtiront la souveraineté alimentaire. La Réunion a déjà des bons chiffres sur plusieurs filières, très bons chiffres, plus que dautres territoires ultramarins, mais de continuer à construire son autonomie alimentaire en même temps que lautonomie énergétique que jévoquais et daider les autres pays de la région à faire la même chose et de multiplier ensuite les échanges. Mais pas de créer des dépendances qui font augmenter les prix. Là-dessus, il y a aussi un agenda véritable. Nos territoires et ceux des pays riverains ont de forts potentiels dans ces domaines et notre intégration pourra être renforcée par la force de grands groupes, dont certains sont présents aujourdhui. UPL par exemple, géant mondial de lagrochimie dans tous les pays de la région, qui peut permettre de développer des stratégies innovantes et plus économes là aussi, en utilisation dintrants. Il y a énormément de solutions dagroécologie qui sont portées sur le territoire ici, qui se développent, et quil nous faut aider justement et porter à léchelle. Le dernier pilier sur lequel je voulais insister dans cette stratégique à laquelle je crois pour la région sur le plan économique, cest le renforcement des échanges humains, touristiques, universitaires, scientifiques sans lesquels une stratégie économique est au fond un moteur sans âme. Léconomie, ce sont des femmes et des hommes qui échangent, qui circulent, qui échangent des idées, qui alimentent un agenda commun, partagent justement les choses. Nous devons construire ensemble des stratégies de tourisme durable parce que là aussi, cest un défi commun dans la région où le tourisme est pour beaucoup déconomie de la zone, et La Réunion, ô combien lune des principales ressources. Et donc cet agenda touristique, cest un agenda de construction et de services essentiels, on le sait bien. Et je le dis ici parce quil doit, derrière, être un porte-étendard, mais nous avons un vrai défi pour ce qui est du secteur de la construction et de la capacité à embarquer tout notre artisanat. Je salue la présence aussi de nos petites entreprises ici présentes. Je vois le président Inaudible à qui a lamitié de venir et de se déplacer sur le territoire et il sait ô combien nos entreprises petites et moyennes sont des acteurs essentiels de ces secteurs, le tourisme, mais aussi les secteurs industriels qui vont avec, les secteurs de la construction, du bâtiment qui sont tirées par cette économie, ces économies. Et donc, quand je parle de tout cela, je parle évidemment de la capacité à créer et développer des entreprises quon dit petites ou de taille moyenne, mais qui ne cherchent quà se développer et qui sont dans la région de très loin les plus intensives en emploi et les plus créatrices demplois. Et donc cet agenda déchanges et cet agenda pour le tourisme durable, cest un agenda pour nos PME. Cest un agenda de construction commun, justement de croissance. Alors, pour y répondre, je crois que ce quil nous faut, cest bâtir une stratégie très claire. Et je veux saluer ici le lancement du plan tourisme conclu entre lEtat et la région Réunion cet après-midi, qui permet justement dacter cette volonté partagée, une expertise très forte pour faire de La Réunion un pôle véritablement dexpertise, dexcellence et de coopération dans toute la région. On sait lexcellence de Maurice, qui est vraiment un exemple dans la région. La Réunion a cette carte à jouer à plein. Vous avez décidé de la prendre avec force et je souhaite quon soit Inaudible à plein derrière vous. Jallais dire à fond, mais je lassume, à plein derrière vous pour justement aider à la modernisation des infrastructures, à lexcellence de loffre touristique, mais à lexcellence aussi dune offre touristique durable, cest-à-dire qui réponde à lagenda climatique que jévoquais, qui réponde aux souhaits aussi des touristes daujourdhui et demain, qui réponde aux propres objectifs que nous nous assignons en la matière. Et je souhaite que nous ayons tous les pays de la région à sinscrire dans cet agenda. Ils ont le même, et la volonté de le développer avec la même force. LAgenda touristique et tourisme durable, est donc, comme vous lavez compris, est essentiel pour nos entreprises, pour la création demplois et pour les échanges humains. Dans le même cadre, évidemment, jinscris nos partenariats scientifiques et universitaires régionaux pour que nos jeunes se connaissent mieux, bénéficie pleinement de cet ancrage régional, qui est un trésor véritable de découverte et de dynamisme. Et cest déjà le cas, mais parfois de manière trop unilatérale et encore de manière trop limitée. Mais je regardais les chiffres en vous rejoignant. Il y a 4300 étudiants malgaches qui étudient en France, 4300. Soixante-dix pour cent dentre eux sont à la Réunion 70. Et donc nous devons aller plus loin dans ces échanges et développer justement ces offres universitaires partagées, ces programmes partagés. Cest aussi pourquoi nous allons lancer un Erasmus de lOcéan Indien pour aider à la circulation de ces talents, quil sagisse dailleurs des apprentis chers à la ministre du Travail, et aider justement dans toutes ces filières pour nos PME qui en ont tant besoin, les échanges et la circulation des talents et aussi la capacité pour nos jeunes à acquérir les talents linguistiques. Nos jeunes Réunionnais, cest très bien quils aillent acquérir des compétences en portugais ou en anglais dont on a besoin dans la région en circulant, en allant faire des programmes déchange, et que nos voisins fassent la même chose en venant chez nous. A partir de cet archipel de France, nous pouvons bâtir ensemble un archipel des savoirs, des compétences, mais aussi de la science. Et lagenda de coopération scientifique, est pour moi essentielle. Tout à lheure, nous avons décidé dinstaller au sein des îles Éparses, à Grande Glorieuse, un nouveau centre scientifique permanent pour poursuivre cet agenda justement de biodiversité. Je souhaite quil soit fait là aussi, en partenariat tout particulièrement avec nos amis malgaches, et quon partage cet agenda de biodiversité ensemble, de compétences, dexpertise. Au fond, nous pouvons faire de lOcéan Indien cette présence partagée dun archipel des Lumières. Cest à dire de la circulation, des talents, des savoirs, des compétences tous ensemble. Voilà les quelques convictions que je voulais partager, mesdames, messieurs, vous êtes les acteurs de cela, au premier chef. Mais pour cela, javais besoin aussi de vous donner la stratégie que je poursuis. Comment je demande au gouvernement de travailler, comment je demande à nos opérateurs de faire, et comment je souhaite coopérer avec tous les pays de la région ici présents. Cette stratégie sinscrira, elle sera en quelque sorte bâtie, autour de la présence française dans la région. Elle ne doit pas être bâtie, construit, pensé, développer depuis Paris. Je le dis très clairement, cest ici quelle doit se faire, et cest ici quen est lépicentre. Et donc les compétences et talents, quil a larticule et la décline, doivent être ici, dans la région. A lappui de ses priorités, je veux aussi que nous puissions proposer une autre méthode. Tout dabord en travaillant dans les différents formats dintégration régionale. La France est membre fondateur de la Commission de lOcéan Indien, qui nous réunit avec 4 pays membres de lUnion africaine. Notre présidence, lan prochain, que jai déjà évoquée, sera un temps fort de cette mise en œuvre. Et nous relançons aujourdhui notre candidature à lorganisation de bassins, lassociation des Etats riverains de lOcéan Indien, où nous ne sommes que membres observateurs, et qui regroupe 22 Etats riverains de lOcéan Indien. Jappelle nos partenaires de la région à nous soutenir, parce que les axes de cette organisation sont pleinement cohérents avec ceux que nous portons au sein de la Commission de lOcéan Indien, où la plus-value de la présence française est, je crois, reconnue, et donc, nous souhaitons pleinement les développer en cette enceinte. Nous mobiliserons aussi lUnion européenne, qui est dores et déjà très investie dans la zone, mais qui doit y bâtir avec nous, avec lensemble de nos partenaires, une véritable stratégie politique, économique et environnementale. Sur la base de ces formats, nous prendrons linitiative pour construire des forums économiques régionaux réguliers. A linstar de celui qui a été organisé aujourdhui-et je veux vraiment remercier les organisateurs et tous les participants-parce que ce Choose La Réunion est une première. Il est un succès grâce à celles et ceux qui lont organisé, grâce à votre présence, et au fait que vous êtes en train de démontrer que cest une réalité, avec énormément de potentiel, cette région. Et donc, nous allons bâtir ainsi des forums successifs, pour créer de véritables clubs de chefs dentreprise de lIndopacifique, en lien avec les formats qui réunissent déjà les entrepreneurs de lOcéan Indien. Pour créer aussi des habitudes, pour permettre que des histoires communes se développent, et je veux saluer en particulier la mobilisation de plusieurs dentre vous. Evidemment, jai cité tout lécosystème déjà, et la French Tech ici, beaucoup dentreprises et de PME réunionnaises, comme de grands groupes, mais je veux aussi saluer la présence et la mobilisation dune douzaine de PDG indiens, venus spécifiquement à La Réunion aujourdhui, avec à leur tête le président de la Confédération industrielle indienne, Vikram KIRLOSKAR, justement pour nouer ce dialogue. La présence de ces grandes compagnies, la présence de plusieurs chefs dEtat africains de la région est la trace, la marque que cet agenda a une existence et une force. Une rencontre de dialogue de parents et amis denfants homosexuels France 3 Champagne-Ardenne Bonjour, ne sortant rarement chez moi jaimerais me faire des amis femmes ou hommes en espérant faire de belle rencontres et lié une belle et sincère amitiée. A bientôt .